Les rois du pétrole

(rien à voir avec les musiciens du même nom)

02 mars 2009

Son opticien a voulu lui en mettre plein la vue

Alors mon pote informaticien il est vachement content parce que son boss a renouvelé tous les postes informatiques du bureau. Maintenant il a des super-bécanes de course achetées chez Pâtissier - parce que son boss est près de ses sous - avec des super-écrans larges où il peut mettre toutes les fenêtres, et tous les écrans contextuels détachables, et toutes les palettes de contrôles, et tous les « inspecteurs d'objets », et tout et tout, dont il a besoin pour travailler confortablement dans une optique très user-friendly 7.02.

Il m'a dit aussi que, du coup, sa fenêtre d'édition, celle où il tape le code a-t-il précisé, occupe la même surface qu'avant.

Comme je ne comprenais pas, il m'a dit que la fenêtre la plus importante c'est quand même celle où on saisit le programme, on l'appelle la fenêtre d'édition.

« Ah bon ! » fis-je, dans une irrésistible imitation de Roselyne chez les Guignols.

(nous avons beaucoup ri de mon imitation)

Alors il m'a dit : « Tu vois là où tu tapes le texte dans l'éditeur de Canalblog ?

- Oui

- Alors imagine que t'as un écran plus grand...

- Oui

- Eh ben malgré l'écran plus grand, tu as toujours la même taille d'éditeur !

- Pas une ligne de plus ?

- Pas une !

- C'est super pour se rendre compte du texte...

- Exactement ! »

Alors, en fait, il m'a dit que oui, il avait quand même un peu plus de lignes mais le problème c'est qu'elles étaient... plus petites !

Et du coup il a du mal à les lire.

Alors il s'est demandé s'il n'avait pas la vue qui baissait.

Et son ophtalmo l'a effectivement diagnostiqué mûr pour une paire de lunettes.

Alors mon pote informaticien est allé chez un marchand de lunettes qui fait la paire et les verres à 39 euros. Il s'est dit que ce serait bien suffisant, vu la qualité médiocre du travail qu'on lui demande de faire.

Et puis, c'est un informaticien, il a donc des goûts de chiottes. Il s'est dit que la paire à 39 euros ferait la paire.

(nous avons beaucoup ri devant l'astuce. Il a moins ri de mon opinion sur ses goûts)

Quand il est allé les essayer avec sa copine, elle a fait une grosse grimace. Il a donc jeté son dévolu sur une autre paire plus sexy, à 139 euros verres compris. Il en profite, sa copine a une très bonne mutuelle et il en bénéficie aussi.

Le marchand de verre a pris la référence des montures, a pris les coordonnées de la mutuelle, a regardé à deux fois tellement il était étonné qu'elle rembourse si bien, a tapé plein de choses sur son ordinateur et lui a annoncé un devis à 338 euros.

Pour des lunettes annoncées 139 euros verres compris.

Mon pote informaticien s'est étonné de la différence.

Le marchand lui a répondu que sa mutuelle avait un très bon forfait optique, que le devis était en-dessous, alors autant qu'il en profite.

Mon pote a dit qu'il voulait bien profiter mais pas abuser. Il ne comprenait pas comment on pouvait arriver à 338 euros alors que, dans le magasin, il était affiché que sa monture + les verres coûtaient 139 euros.

Il a donc demandé des explications sur le devis. Le marchand a dit qu'il y avait la monture, les verres, et les traitements sur les verres.

« - Quels traitements ?

- L'anti-reflet et l'amincissement, a répondu le marchand un peu laborieusement.

- L'anti-reflet, ok, a dit mon pote. L'amincissement ce n'est pas la peine.

- Mais ça va faire des verres épais ! Ce n'est pas très joli... »

Mon pote il est un peu sanguin. Il avait aussi installé des logiciels chez des opticiens. Il en avait assez vu pour savoir qu'ils font 50% de marge sur le prix facturé au public, que certains n'hésitent pas à charger la mule dès que le client est un peu ignare ou un peu âgé, et que l'amincissement n'était indiqué que pour les très fortes corrections, sans lequel les verres sont aussi épais que des culs de bouteille de champagne, et aussi inconfortables à porter.

Mais le marchand n'en démordait pas, il tenait absolument à placer son amincissement, surtout que, vu la mutuelle qu'avait mon pote, il ne comprenait pas que le montant du devis pose problème...

Le devis, il était affiché à l'écran. Apparemment la réglementation qui oblige les opticiens à établir un devis ne pousse pas la précision jusqu'à indiquer que le devis doit aussi être imprimé et remis au client avant la vente. Ce qui est pourtant le devenir habituel de tout devis dans toutes les autres professions qui en établissent.

Mon pote a demandé à avoir le devis. Le marchand lui a présenté l'écran de l'ordinateur. Avec un peu de moutarde dans ses poils de nez, mon pote a précisé qu'il voulait le devis imprimé. Le marchand n'a pas paru comprendre. Mon pote avait l'air de dire que le marchand n'avait pas non plus l'air de comprendre qu'il avait loupé la vente, ou qu'il l'avait si bien compris qu'il se creusait désormais les méninges pour savoir comment rattraper le coup. D'où son air absent.

Mon pote a quitté le magasin en expliquant qu'il trouvait pour le moins gonflé que le marchand se permette de charger un devis sous prétexte d'une bonne mutuelle, qu'il trouvait pour le moins pénible d'avoir dû insister pour obtenir le devis imprimé, mais il évita le couplet sur « et croyez que je sais ce que vous trafiquez en coulisses ! » car il trouvait ça trop franchouillard.

« Mais tu n'en pensais pas moins ?

- Bien sûr que si ! »



Mon pote est allé dans un autre magasin de la même enseigne, a commandé des lunettes avec les traitements qu'il avait décidé lui et non le marchand et est allé les récupérer une dizaine de jours plus tard.

« Les choses ont dû bien changer chez les opticiens. Avant les livraisons prenaient deux jours maximum.

- Ah mon bon monsieur ! ai-je-dit. Et peut-être aussi qu'ils ont réduit leurs marges ? Bon, tu me les montres ces lunettes ? »

Elles étaient rectangulaires. « On n'en trouve presque plus qui ne soient pas rectangulaires, déplora-t-il, c'est moche comme tout !

- Je sais, j'ai vu Caroline Aelion à la télé »

Il avait aussi pris les lunettes de soleil pour un euro de plus.

« Oh la vache ! On dirait le rectangle noir qu'on met sur les visages pour éviter l'identification...

- Le rectangle noir ?

- Oui, fis-je, sur les Détective et tous ces journaux à sensation.

- Mais ça date ça !

- Ben oui, mais je ne suis plus tout jeune hein !

- Aujourd'hui c'est le visage entier qu'on floute.

- Oui mais bon, avoue que ce ne serait pas pratique.

- Hein ?

- Ben oui, si on t'avait fait des grosses grosses lunettes en verre dépoli pour flouter ton visage ?

- Ah oui.

- Surtout que ce ne serait pas pratique non plus pour y voir clair, des verres dépolis.

- Ah oui, c'est vrai, fit-il, songeur »

Et nous terminâmes nos bières, en buvant à la santé du marchand qui venait de recevoir une leçon de commerce. Non mais !



26 novembre 2008

Noos Numericable a-t-il vraiment changé ?

C'est la dernière que mon pote informaticien m'a raconté. Elle lui semblait tellement énorme qu'il a eu du mal à la garder pour lui tout seul...

Bon, il m'a expliqué d'entrée que ça risquait plus de parler aux informaticiens qu'aux « péquins lambda », j'aime ses entrées en matière, il dit qu'il est mon pote (et que je suis le sien, par la même occasion) mais il se trahit à chaque fois en quelques mots : je suis un péquin lambda puisque sa dernière (més)aventure risque moins de me parler...

Alors voilà, mon pote a le câble. Là où il est c'est Numericable qui gère le câble puisque désormais c'est Numericable le principal opérateur câble en France. Numericable c'est aussi ce qu'est devenu Noos.

Ça vous parle Noos ? C'est « l'opérateur du câble » qui avait défrayé la chronique il y a quelques mois années à cause de leur service lamentable (pannes à répétition, facturations fantaisistes, service client désinvolte, etc, ce n'est pas moi qui l'écrit, c'est de notoriété publique).

Noos avait promis de régler les problèmes peu à peu et, accessoirement, a disparu au profit de la marque Numericable.

Dans ces conditions, on pourrait dire que passer de Noos à Numericable est une opération classique de « communication de crise ». Un peu comme un « RPR » qui s'est transformé en « UMP » quand leurs ennuis judiciaires relatifs aux financements illégaux sont devenus tellement visibles que cela allait devenir gênant, ou comme un « Désir d'avenir » qui va permettre à une ambitieuse de se détacher d'un PS qu'elle n'aura su conquérir, de justesse.

Bon, mon pote est chez Numericable et, à part quelques fréquents problèmes de coupures Internet il y a deux ans environ, ça allait à peu près.

Mais depuis lundi dernier : plus rien. Plus de télé et plus d'Internet. « Ah tiens ! Ils remettent ça ? » s'est-il dit, légèrement blasé « Bon ! On va attendre demain. C'est vrai qu'il a beaucoup plu aujourd'hui, si ça se trouve il y a un « nœud » inondé, on va attendre qu'il retrouvent le sèche-cheveux ».

Mais le lendemain mardi, toujours rien. Il s'en foutait, il avait autre chose à faire.

Puis le surlendemain (c'est à dire aujourd'hui), toujours rien. « Aïe ! On s'achemine vers les 72 heures de coupure... Ça doit être du costaud la panne cette fois-ci ! »

Il profite alors de sa demi-journée de RTT pour se rendre à son agence Numericable, histoire de voir à quelle sauce les pauvres abonnés allaient être mangés (il a depuis longtemps déserté la hot-line qui est incapable de fournir le moindre renseignement ni de régler le moindre problème).

A l'agence c'était bourré de monde... D'après son expérience, quand c'est plein de monde, c'est pas que la foule se presse pour s'abonner, c'est qu'il y a un pépin. Autant dire que ça se présentait mal....

Il s'est donc glissé dans la file d'attente, en profitant pour écouter ce qui se disait devant et derrière lui, ça parlait partout de la panne qui durait depuis lundi soir...

Arrive son tour devant le comptoir, il expose son problème (le même que celui de tous les clients l'ayant précédé), le gars pianote sur son ordi et lui dit : « vous avez été coupé parce que vous n'avez pas payé ».

Stupeur de mon pote.

« Mais si j'ai payé !

- Mais non vous n'avez pas payé.

- Mais bien sûr que si ! Enfin ! Regardez sur votre ordinateur ! »

Et là le mec au comptoir fait la grimace, un peu gêné :

« - Euh... Je ne peux pas...

- Comment ça ?

- Ben... C'est qu'il y a eu une mise à jour du système de gestion, lundi, et on n'a plus l'historique des clients...

- Quoi ? ! ! !

- En fait... Les données ont été mélangées... On ne sait pas qui a payé et qui n'a pas payé... »

Mon pote l'a regardé, stupéfait, c'était trop gros, c'était pas possible, c'était - pour son esprit logique d'informaticien rompu à la modélisation de bases de données et aux procédures de mises à jour - tout simplement inconcevable... Les mecs chez Numericable auraient bousillé leur fichier Client ?

« - Non, non, juste la gestion, a précisé le gars.

- Mais... Vous ne pouvez pas revenir en arrière ? a demandé mon pote.

- J'en sais rien, a répondu le gars.

- Mais bien sûr qu'on peut revenir en arrière ! C'est obligé !

- Écoutez, j'en sais rien, c'est Paris qui décide, et apparemment c'est pas ce qu'ils ont décidé. Évidemment ! Ils sont pas devant les client, eux ! »

Mon pote était abasourdi : cela voudrait dire que non seulement Numericable aurait bousillé son système de gestion client mais aussi que, depuis cette « panne », ils attendraient les réclamations des clients pour mettre le fichier à jour, au coup par coup ?

« - Mais enfin ! s'est écrié mon pote, quand ça foire, on revient en arrière ! On laisse pas tourner un système informatique avec des données corrompues !

- Ah mais non, a alors répondu le gars (il venait peut-être de se souvenir des consignes), de toutes façons, même dans l'ancien fichier il y a des gens qui n'ont pas payé. Il arrive parfois qu'on n'arrive pas à faire la corrélation entre les clients et les paiements et qu'il y ait des coupures... »

- Ah ouais ? Donc à la prochaine « panne », je ne traîne pas et je viens avec mes relevés de banque ? » s'est exclamé mon pote.


« — Non mais tu te rends compte de ce qu'ils ont fait ? ! m'a-t-il dit, c'est pourtant le B-A BA du métier ! Assigner un identifiant unique aux clients, établir une intégrité référentielle, faire des sauvegardes, pouvoir revenir en arrière si ça merde ! Putain ! C'est le B-A BA ! Même le plus débutant des webmaster qui gère son forum perdu au fin fond du web sait ça ! C'est MERISE en première année d'IUT ! Même dans ma boite ils le savent ! Et chez Numericable ils foirent la mise à jour, ils ne reviennent pas en arrière, ils attendent que les clients réclament pour rectifier au coup par coup ! » (il était fou mon pote en me racontant cela)


Alors mon pote il était un peu emmerdé car le gars de Numericable n'en démordait pas : sur sa fiche il y avait marqué qu'il n'avait pas payé, donc pas de rétablissement de ligne.

Et mon pote n'en démordait pas non plus : il était à jour et (mais ça il se l'est dit intérieurement) vous êtes quand même une sacrée bande de charlots !

Mais bon, le prélèvement Numericable du mois en cours n'apparaitra que dans son prochain relevé bancaire, alors mon pote a appelé sa banque - une banque serviable qui est publique pour quelques mois encore - afin qu'elle certifie au gars de Numericable que, oui, les prélèvements d'octobre et novembre avaient bien été honorés. Le gars a alors promis que la connexion serait rétablie dans la journée et mon pote, entre deux « Putain ! Qu'est-ce qu'il faut pas faire pour ces co biiiiiiiiiiiiip ! », a désigné un des collègues du gars : « Lui il me connaît bien, quand je venais il y a deux ans. Si la connexion n'est pas rétablie aujourd'hui, je reviens demain matin. Et demandez à votre collègue, il sait que je ne reviens pas pour rien.»

 

« — Tu sais que pas plus tard qu'aujourd'hui, Nadine Morano a dit qu'elle lancerait une grande campagne d'information sur les dangers du Net ?

— Ah ouais ? m'a répondu mon pote, fumasse.

— Oui, genre il faut protéger nos enfants des pédophiles et des escrocs.

— Ben elle n'a qu'à les abonner à Numericable, avec eux, pas de danger qu'ils croisent quelqu'un sur la Toile ! »

31 octobre 2008

Abasourdi

Je suis abasourdi ! Des enfilades entières où viennent pleurer des étudiants en informatique pour obtenir quoi ?

... Des idées de sujet pour leur mémoire de fin d'étude !


Pour des BTS passe encore, formation rapide en deux ans, essentiellement destinée à fournir de la main d'œuvre immédiatement opérationnelle su le marché du travail, bon, ok, ce sont les OS d'aujourd'hui, ya juste le vernis hi-tech qui les empêchent de succomber de désespoir sur la réalité de leur situation.

(c'est à dire un quotidien qui consiste cliquer sur un mulot et taper sur un clavier, à longueur de journée, comme leurs pères vissaient des boulons à la chaîne)

Mais bon, des ingénieurs... Des ingénieurs !

Que des futurs ingénieurs viennent chercher des idées de mémoire sur des forums dont l'essentiel des sujets est squatté par des sujets aussi indispensables que «arnaque pays africain» ou «comment lire ma variable de formulaire», ça laisse rêveur.

(Pour ceux qui ne savent pas ce que ça veut dire c'est du même niveau que «Madame il y a untel qui m'a pris ma place ! » et «je suis secrétaire, je ne sais pas plier en trois pour mettre sous enveloppe, qui peut m'aider ?»)

A leur décharge il faut dire que les p'tits gars sont jeunes, alors forcément la vie n'a pas eu le temps de les confronter à une diversité de situations telle qu'ils y puiseraient leur inspiration.

En même temps... C'est vrai que c'est la génération qui a grandi avec les sms, les séries télé américaines à la con et... un livre.

Un livre ?! C'est quoi un livre ? Ah si... Je me souviens... J'en ai vu une fois chez mon dentiste, dans la salle d'attente...

(Eh Ducon ! Chez ton dentiste ce sont des magazines que t'as vu, pas des livres. Et une fois seulement ? Ben dis-donc ! Je comprends maintenant le mystère flamboyant de ton sourire fatigué)

Alors les p'tits jeunes y viennent sur ces forums pour qu'on leur file les idées qu'ils n'ont pas eu, sur des sujets auxquels ils ne connaissent manifestement rien puisqu'il n'ont pas pris la peine d'y réfléchir...

Et il leur reste un mois pour bâtir un système d'information solide, fiable, pérenne, efficace et convivial.

Et faire un mémoire de fin d'étude.

Alors, les grandes thématiques :

- Je cherche un modèle de gestion de parc informatique,

- Moi aussi je cherche un modèle de gestion de parc informatique,

- Les gars ! Je dois faire une gestion de parc informatique pour une entreprise qui n'y connait rien et je ne sais pas par où commencer. Quelqu'un peut m'aider ?

(je rappelle que ces gars sont étudiants en pharmacie informatique, en première dernière année d'étude, donc ils savent tout des médicaments ordinateurs )

- Dites, personne n'aurait une idée de mémoire en informatique de gestion ?

- Et votre idée, vous pensez qu'il vaut mieux la réaliser en vb ou en delphi ?

(Pour ceux qui ignorent tout de vb et delphi, l'équivalent en vie réelle c'est un peu comme si le gars sur le point de passer son CAP de cuisinier demande : «Et votre steak saignant, vous le voulez bleu ou bien cuit ?»)

Qu'est-ce que je n'aimerais pas être prof d'informatique : 300 mémoires de fin d'études à noter sur la gestion de parc informatique...

Parce que bon, le mémoire de fin d'études... C'est un genre à lui tout seul...

Tout comme un livre comporte une préface brosse à reluire, le mémoire se doit de remercier chaleureusement l'entreprise d'accueil qui a permis de réaliser le stage dans les meilleures conditions et avec un soutien jamais démenti, qui a fourni de précieux conseils pour la conception de fiches de saisie.

N'ayant pas fait d'études j'ignore comment rédiger un mémoire. Mais j'en ai vu passer. Ah la la. NDC

Pour un peu on a l'impression de lire un roman américain en début duquel l'auteur tient à remercier chaleureusement son épouse qui l'a si fidèlement soutenu dans ce long et douloureux processus de création qu'est la rédaction d'un livre. Qu'elle en soit remerciée, ainsi que nos trois adorables petits enfants qu'elle m'a donné, dont la présence égayent nos journées, rayon de soleil quotidien jamais démenti même à travers les volets lorsque les brumes matinales se dissipent et que je peux enfin voir si la journée sera pluvieuse ou non.

Et là mon pote s'est plongé dans sa bière et moi je n'ai plus de matière pour finir ce billet.



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